Jean-Paul Bernard

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L'été indien

d'Alain Raoust

Quelque part dans les Alpes du Sud. René Kreuymerkers, la cinquantaine, veut croire que la vie lui donnera une nouvelle chance. Hanté par le départ de sa femme, quinze ans plus tôt, il vit tant bien que mal comme mécanicien de maintenance dans une station de ski, et essaie d’être un bon père pour sa fille Suzanne, 20 ans. Quand il perd une fois encore son travail, et que Suzanne lui annonce qu’elle va vivre désormais avec Camille, son amoureux, c’est pour René le début d’une dissolution progressive.

Sortie : 19 mars 2008

interprétation :

Johan Leysen: René | Déborah François: Suzanne | Guillaume Verdier: Camille | Johanna Ter Steege: Johanna | Jean Ségani: Serge | Thierry de Peretti: Jackie | Laurent Soffiati: Patou | Frédérique Bonnal: la caissière

l'équipe :

Scénario: Alain Raoust et Olivier Adam | Première assistante: Alexandra Denni | Image: Céline Bozon | Son: Jean-Paul Bernard | Perchman: Nicolas Favre | Montage: Sophie Dezeuses | Montage son & mixage: Jean-Marc Schik | Décors & costumes: Françoise Arnaud | Régisseur général: Luc Martinage | Chef électricien: Pierre Bonnet | Musique originale: Pascal Humbert | Directeur de production: Jacques Reboud | Production: Sunday Morning | Producteur délégué: Bertrand Gore | distribution: Shellac

France, 2006, 35mm, Couleur, 1h40

Alain Raoust

« Mes films, sans que je le sache vraiment, naissent comme cela. D'un mélange de mots, d'image, de sensations, de souvenirs, d'espaces. Ils se construisent avec, mais aussi sans moi. L'été indien s'est fabriqué quelques années après la lecture d'Affliction de Russell Banks. Un jour, dans la rue, j'ai vu un homme avec un bonnet de laine sur la tête, on était en août à Nice. Je l'ai suivi un moment. Puis, tous les deux, nous sommes arrivés au bord d'une voie rapide. Nous sommes restés là, dans la rumeur agressive des véhicules qui filaient. Lui, regardant les voitures, moi, l'observant. Et soudain j'ai vu que j'allais faire un film. Un film avec un homme qui porte un bonnet de laine et regarde passer les voitures comme il regarde passer sa vie. Un film sur une violence sourde. »

Alain Raoust apprend le métier de metteur en scène sur le tas, notamment en devenant l'assistant réalisateur du cinéaste Jean-Pierre Thorn (Je t'ai dans la peau), puis en signant de petits films expérimentaux. En 1988, il intègre l'Université Paris VIII d'où résulteront trois courts métrages, "L'Hiver encore", "La Fosse commune" et "Attendre le navire", fortement imprégnés de l'influence du cinéaste Philippe Garrel, et dans lesquels il revendique une certaine prise de position de l'être humain.
En 1995, il signe à nouveau un court métrage engagé, "Muette est la girouette", dans lequel une femme lit une lettre composée par le réalisateur lui-même, inspiré par le destin de la meurtrière Florence Rey, personnage central d'un tragique fait divers de l'époque. Ce film remporte la coupe Juliet-Berto au festival de Grenoble. Deux ans plus tard, "La Vie sauve", qui retrace le retour d'une jeune exilée bosniaque dans son pays, permet à Alain Raoust de remporter le Grand prix du festival Côté court de Pantin en 1997.
En 2002, Alain Raoust tente l'expérience du long métrage avec le film dramatique "La Cage", dans lequel une jeune femme, interprétée par Caroline Ducey, cherche à faire table rase de son passé en rencontrant le père de l'homme qu'elle a tué quelques années auparavant. "L'été indien" est son deuxième long métrage. ]