Jean-Paul Bernard

chef-opérateur du son

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Western

de Manuel Poirier

La rencontre improbable de Paco, un espagnol qui plaît aux femmes, et de Nino, un petit émigré russe qui aimerait bien plaire à une femme. Leur amitié naissante les mènera sur les routes de Bretagne, à la recherche de l'amour.

Prix du Jury Cannes 1997

César meilleure musique 1998

Sortie : 27 août 1997

interprétation :

Sergi Lopez: Paco | Sacha Bourdo: Nino | Elisabeth Vitali: Marinette | Marie Matheron: la femme aux enfants | Basile Sieouka: Baptiste | Hélène Foubert: la femme de Baptiste | Olivier Guehenneux: Antoine | Vanina Delannoy: la femme hystérique | Mélanie Leray: Guenaelle

l'équipe :

Scénario & réalisation: Manuel Poirier, Jean-François Goyet | Premier assistant: Christian Portron | Image: Nara Keo Kosal | Son: Jean-Paul Bernard | Perchmans: Philippe Blanche & Cyril Moisson | Montage: Yann Dedet | Musique: Bernardo Sandoval | Directeur de production: Malek Hamzaoui | Producteur délégué: Maurice Bernart | Production Salome SA - Diaphana

France, 1996, scope, couleur, dolby SR, 2h15

Manuel Poirier

« J’ai eu un coup de cœur, il y a pas mal de temps, pour le port du Guilvinec, ses environs, et ses chalutiers. Lieu intense de poésie et de réalité. Je m’étais promis d’y tourner un jour. Le Finistère, avec ses côtes sauvages, qui a gardé son authenticité, s’est imposé à moi, comme une évidence, pour le tournage en scope de «Western».

Depuis quelques années j’avais l’idée du film en tête. Deux jeunes étrangers, très différents l’un de l’autre, dans leurs personnalités et aussi dans leurs rapports aux femmes et à l’amour. Réunir leurs différences était à la fois important et intéressant dans mon esprit. Je voulais faire un road-movie, fait de nombreuses rencontres, en pays breton, pour suivre le parcours de leur amitié, dans le contexte de notre pays d’aujourd’hui…

Paco, je savais que c’était Sergi Lopez. J’avais choisi Sergi pour jouer dans « La petite amie d’Antonio ». Je ne le connaissais pas alors, il n’avait jamais tourné. Depuis il a joué dans tous mes films. « Western » concrétise notre travail et notre amitié. Nino, je n’avais pas d’idée. J’ai choisi Sacha Bourdio après deux rencontres. Tout ce que je savais de Sacha, c’est qu’il venait de Russie, qu’il voulait être comédien. Je me suis fié à mon instinct. J’aime choisir les comédiens, d’abord pour leur personnalité et ce qui peut nous unir dans une démarche commune. Que le talent dans le film soit aussi le reflet des rapports que l’on a entre nous au-delà du travail.

Ce vrai plaisir des rapports humains et d’amitié que j’ai eu avec Sergi et Sacha, je l’ai eu aussi avec Bernardo Sandoval qui a écrit et interprété la musique de « Western ». Un lien s’est créé entre lui, moi et le film. Et sa musique qui vient de l’âme accompagne le voyage de Paco et Nino. »

[ Né au Pérou, Manuel Poirier passe son enfance à Paris. Ouvrier, ébéniste, éducateur pour jeunes en difficulté, il multiplie les petits emplois. Cinéaste autodidacte, il réalise plusieurs courts métrages à partir de 1984, dont La première journée de Nicolas et La lettre à Dédé, des portraits de jeunes libérés de prison confrontés aux difficultés de leur réinsertion. En 1992, il réalise son premier long métrage, La petite amie d'Antonio, avec Sergi Lopez, un acteur catalan fidèle dans sa filmographie. Ce film est remarqué pour son ancrage social et un ton nouveau dans le cinéma français. Ce style se confirme avec ... À la campagne (1994). Dans Attention, fragile(1995), Manuel Poirier dépeint le mal-être d'une jeunesse sans rêves. Marion (1996) évoque la complexité des liens familiaux et montre un respect de l'enfant inhabituel au cinéma. Western (1997), un road movie tourné en Bretagne, reçoit le prix du jury à Cannes et est plébiscité par le public. En 2000, le réalisateur retrouve Lima pour tourner Te quiero. Puis, dans le documentaire De la lumière quand même, il donne la parole aux enfants placés en foyers ou en familles d'accueil.

Les films de Manuel Poirier évoquent souvent la difficulté de vivre, tout en mettant en évidence les plaisirs simples et le bonheur possible. Les femmes... ou les enfants d'abord..., est une chronique des tourments de la quarantaine. En 2003, Chemin de traverse met en scène les relations père/fils. Le sang des fraises, en 2005, traîte de l'adolescence et du passage. En 2006, La Maison, évoque la nostalgie et les souvenirs. Et avec Le café du pont en 2010, librement inspiré du roman autobiographique de Pierre Perret, Manuel Poirier signe un film volontairement optimiste sur l'enfance. ]

Les films de Manuel Poirier sur ce site :

Affiche du film Le café du pont, de Manuel Poirier Affiche du film La maison, de Manuel Poirier Affiche du film Le sang des fraises, de Manuel Poirier Affiche du film Chemins de traverse, de Manuel Poirier Affiche du film Les femmes ou les enfants d'abord, de Manuel Poirier Affiche du film Te quiero, de Manuel Poirier Affiche du film De la lumière quand même, de Manuel Poirier Affiche du film Western, de Manuel Poirier Affiche du film Marion, de Manuel Poirier Affiche du film Attention fragile, de Manuel Poirier Affiche du film … à la campagne, de Manuel Poirier Affiche du film La petite amie d'Antonio, de Manuel Poirier