Jean-Paul Bernard

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Le café du pont

de Manuel Poirier

Printemps 1944, dans le sud-ouest de la France. Pierrot, une douzaine d'années, pêche des goujons dans un canal. Près de là, ses parents consacrent leur temps et toute leur énergie au "Café du pont", où se retrouvent ouvriers et mariniers. Pierrot et son petit frère grandissent dans cette famille modeste, unie et heureuse, qui subit les restrictions de la guerre et l'occupation allemande. Malgré les traites à payer, et la fatigue chronique de sa femme, le père de Pierrot rêve de construire une grande salle de bal...

Sortie : 4 août 2010

interprétation :

Bernard Campan: le père | Cécile Rebboah: la mère | Thomas Durastel: Pierrot | Julien Demarty: Jeannot | Sergi Lopez: le taupier | Sacha Bourdo: le soldat | Robert Garrouste: le curé | Bernard Le Gall: Hubert | Loïc Baylacq: le père Coste | Philippe Mangione: Fernand | Philippe Escande: Marius | Thomas Arnaud: Dédé | Lucy Harrison: Clarence | Cédrick Lanoë: Henri | Denis Haerens: Faure | Jean-Louis Reynes: Badgé | Luca Sartori: M. Corozza

l'équipe :

Scénario: Manuel Poirier (d'après le livre éponyme de Pierre Perret) | 1er assistant réalisateur: Christian Portron | Image: Sergio Dell'Amico | Assistant opérateur: Yannick Ressigeac | Son: Jean-Paul Bernard | Perchman: Nicolas Favre | Montage: Joël Jacovella | Mixage: Eric Lesachet | Musique: Bernardo Sandoval | Chef machiniste: Michel Venot | Chef électricien: Nicolas Robert | Coiffure: Gil Allan | Décors: Isabelle Quillard | Costumes : Mahadevi Apavou | Régie: Karine Petite | Directeur de production: Hervé Duhamel | Production : Axel Films, Recifilms

France, 2009, 35mm, 1.85, Dolby dts, 1h35

Manuel Poirier

« Sur mes films précédents, j'ai plus traité des fragilités, des failles au sein de la famille. Il y avait les notions de chagrin, de douleur, etc. Je suis très sensible au contexte affectif autour des enfants, contexte qui les construit. Mais dans une société de divorcés, j'ai pensé que ça faisait du bien de voir que la notion de famille existe réellement. Ce qui m'a touché dans le livre est cette famille unie malgré les difficultés. Mais la collaboration avec Pierre Perret s'arrête à son approbation du scénario. Je me concentre sur une toute petite partie de son autobiographie : la période entre ses neuf ans et ses onze ans. Du livre, je me suis nourri des sentiments de l'enfance et j'y apporte ma vision.

Nous avons auditionné beaucoup d'enfants du Sud-Ouest. J'ai toujours procédé comme ça. L'identité du film était là, alors je voulais trouver des enfants d'ici. Cécile Rebboah joue la mère de famille. Elle forme un très beau couple avec Bernard Campan. Je choisis autant les personnes pour ce qu'elles peuvent faire en tant que comédiens qu'en fonction de leur personnalité. J'avais croisé Bernard Campan plusieurs fois. Je l'avais trouvé très intéressant, en plus d'être un bon comédien. En père de famille, ça marchait complètement. Quant à Sergi Lopez, il joue un maçon italien. Je n'avais pas écrit le rôle pour lui, mais il avait envie de faire un tour sur le tournage. C'est une longue histoire d'amitié. »

[ Né au Pérou, Manuel Poirier passe son enfance à Paris. Ouvrier, ébéniste, éducateur pour jeunes en difficulté, il multiplie les petits emplois. Cinéaste autodidacte, il réalise plusieurs courts métrages à partir de 1984, dont La première journée de Nicolas et La lettre à Dédé, des portraits de jeunes libérés de prison confrontés aux difficultés de leur réinsertion. En 1992, il réalise son premier long métrage, La petite amie d'Antonio, avec Sergi Lopez, un acteur catalan fidèle dans sa filmographie. Ce film est remarqué pour son ancrage social et un ton nouveau dans le cinéma français. Ce style se confirme avec ... À la campagne (1994). Dans Attention, fragile(1995), Manuel Poirier dépeint le mal-être d'une jeunesse sans rêves. Marion (1996) évoque la complexité des liens familiaux et montre un respect de l'enfant inhabituel au cinéma. Western (1997), un road movie tourné en Bretagne, reçoit le prix du jury à Cannes et est plébiscité par le public. En 2000, le réalisateur retrouve Lima pour tourner Te quiero. Puis, dans le documentaire De la lumière quand même, il donne la parole aux enfants placés en foyers ou en familles d'accueil.

Les films de Manuel Poirier évoquent souvent la difficulté de vivre, tout en mettant en évidence les plaisirs simples et le bonheur possible. Les femmes... ou les enfants d'abord..., est une chronique des tourments de la quarantaine. En 2003, Chemin de traverse met en scène les relations père/fils. Le sang des fraises, en 2005, traîte de l'adolescence et du passage. En 2006, La Maison, évoque la nostalgie et les souvenirs. Et avec Le café du pont en 2010, librement inspiré du roman autobiographique de Pierre Perret, Manuel Poirier signe un film volontairement optimiste sur l'enfance. ]

Les films de Manuel Poirier sur ce site :

Affiche du film Le café du pont, de Manuel Poirier Affiche du film La maison, de Manuel Poirier Affiche du film Le sang des fraises, de Manuel Poirier Affiche du film Chemins de traverse, de Manuel Poirier Affiche du film Les femmes ou les enfants d'abord, de Manuel Poirier Affiche du film Te quiero, de Manuel Poirier Affiche du film De la lumière quand même, de Manuel Poirier Affiche du film Western, de Manuel Poirier Affiche du film Marion, de Manuel Poirier Affiche du film Attention fragile, de Manuel Poirier Affiche du film … à la campagne, de Manuel Poirier Affiche du film La petite amie d'Antonio, de Manuel Poirier