Jean-Paul Bernard

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Fragile(s)

de Martin Valente

En France et au Portugal. Six personnages que rien ne prédisposait à se rencontrer sont pourtant liés, et le destin va le leur rappeler. François Berléand campe un réalisateur de films sur le déclin, Marie Gillain une musicienne junkie, Jean-Pierre Darroussin un pharmacien solitaire dont le seul compagnon est un chien, Jacques Gamblin un flic dont la femme est dans le coma, Sara Martins une jeune fille mélancolique, et Caroline Cellier une jeune grand-mère ayant la charge de son petit-fils pour le week-end…

Sortie : 20 juin 2007

interprétation :

François Berléand: Paul | Caroline Cellier: Hélène | Jacques Gamblin: Vince | Sara Martins: Sara | Jean-Pierre Daroussin: Yves | Marie Gillain: Nina | Elodie Yung: Isa | Loïc Corbery:Mika Léoni | Maureen Dor: Anaïs | Laurent Mandeix: Pascal Boris Rehlinger: Dédé | Angèle David-Guillou: Angèle | Maureen Dor: Anaïs | Daphnée Amadéi: Julie | Bastien Clerin: Bastien | Anne-Cécile Crapie: Léa | Laurent Mouton: Eric

l'équipe :

Scénario: Martin Valente | Premier assistant: Sylvain Ferron | Deuxième assistant: Vincent Delevoye | Image: David Quesemand | Son: Jean-Paul Bernard | Perchman: Carlos Mota | Montage: Raphaëlle Urtin | Montage son: Patrice Grisolet | Mixage: Vincent Arnadi | Musique: Denis Mériaux | Décors: Judith Lacour | Accessoiriste: David Lagache | Maquillage: Emmanuelle Verani | Costumes: Camille Duflos | Régisseur général: Damien Saussol | Directeur de production: Benjamin Phuong Dung | Production: Elia Films | Productrice déléguée: Pauline Duhault

France, 2006, 35mm, Scope, Dolby SRD, couleur, 1h47

Martin Valente

« J’aime bien le principe des coïncidences. Tout dépend toujours de la manière dont on regarde la vie. La vie est plutôt rigolote, elle est même étonnante. On a beau prévoir ou planifier notre existence, il nous arrive toujours quelque chose d’autre qui interfère dans notre vie, quelque chose qui peut être parfois de l’ordre de la coïncidence ou de l’absurde. Très précisément, et au-delà de tout ce qui est coïncidence, j’avais envie qu’il y ait dans chacune de ces trois histoires un fait, un élément tangible et révélateur de l’identité et de la problématique du moment de chaque personnage.

Dans la première histoire, par exemple, c’est un sac-poubelle dont Paul, François Berléand, ne parvient pas à se débarrasser. À un moment donné, il dit même que c’est l’histoire de sa vie. Tous les ennuis qu’il a pu accumuler en lui et qui lui pèsent à ce moment-là sont symbolisés par ce sac-poubelle.

Dans la deuxième histoire, c’est un chien jaune qui se prend d’affection pour un des héros. Et ce qui est intéressant avec un chien, c’est que ça ne demande rien. Si un chien a décidé de vous aimer, il vous aime. Or, il se trouve que le personnage refuse cela, c’est un être qui a décidé de vivre a minima, de se préserver de tout, y compris de la moindre émotion. L’irruption de ce chien dans sa vie, de cet animal qui a besoin de lui, qui lui exprime toute sa gratitude, vient le perturber.

Dans la troisième histoire, l’élément révélateur est un bébé. Lui non plus n’a rien demandé, il est là dans les bras de sa grand-mère qui a déjà tellement eu de mal à être mère... Tous ces éléments servent de révélateurs et deviennent salvateurs pour mes personnages, et parfois sans qu’ils en soient conscients. Enfin, je voulais établir dans chacune de mes trois histoires une sorte de parallélisme de la maladresse. C’est pour cette raison que tous mes personnages se cassent physiquement la gueule à un moment donné. Quand on se sent tout à coup en désaccord, en disharmonie avec le monde, on le sent très fortement, et souvent cela s’accompagne physiquement.

Fragile(s) est une comédie dramatique. Surtout pas un drame. Je pense que mon film est d’ailleurs fondamentalement optimiste. J’aimerais que les gens sortent des salles en disant : c’est vrai, on a tous nos problèmes, mais faisons avec, et essayons de nous en sortir au mieux. »

Martin Valente se passionne très tôt pour le monde du 7e art. Héritier d'une certaine tradition du cinéma français comportant des scènes très dialoguées, il s'essaye d'abord aux courts métrages. En 1998, il réalise "Echecs et plonge", interprété par Lorànt Deutsch, et en 2000, "La Déclaration", avec Blanche de St-Phalle. Il rencontre un premier succès avec le court métrage "Ta soeur", qui est présenté dans de nombreux festivals, et sera récompensé au Festival d'humour de Meudon par le prix TPS et le prix d'interprétation pour Lorànt Deutsch. En 2003 il tourne son premier long métrage, "Les Amateurs", qui s'inspire du scénario de "Ta soeur". Il signe ensuite '"Fragile(s)", en 2007, puis "Un jour mon père viendra" en 2010, où il retrouve pour la troisième fois François Berléand, aux côtés de Gérard Jugnot et Olivia Ruiz… ]

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