Jean-Paul Bernard

chef-opérateur du son

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affiche du film Aliker, de Guy Deslauriers

Aliker

de Guy Deslauriers

En juillet 1933, André Aliker est gérant, rédacteur en chef et correcteur du journal "Justice". Communiste de la première heure, il s’empare du dossier Aubéry, une affaire de fraude financière. La cour d’appel de Martinique ayant disculpé ce fils d’une grande famille de planteurs, André Aliker publie des pièces du dossier attestant sa culpabilité. Victime de menaces et de pressions diverses, il est persuadé que sa tête est mise à prix. Le 1er janvier 1934, il est kidnappé. Son corps ne sera retrouvé que douze jours plus tard, sur une plage de Case-Pilote. L’hypothèse de la noyade est vite écartée par le fait qu’il avait les deux mains attachées dans le dos. "L’affaire Aliker" naissait. Soixante-dix ans plus tard, le mystère Aliker demeure. Le scénariste Patrick Chamoiseau et le réalisateur Guy Deslauriers lui dédient ce film, retraçant sa vie et son combat pour la liberté d’expression.

Sortie : 3 juin 2009

interprétation :

Stomy Bugsy: Aliker | Xavier Thiam: Marcel | Johan Titus: Emilie | Lucien Jean-Baptiste: Bissol | Serge Feuillard: Monnerot | Jean-Louis Loca: Linval | Patrick Rameau: L'Anglais | François Marthouret: Le Dragon | Laurent D’Olce: De Lacoste | David Kammenos: Le gendre

l'équipe :

Scénario: Patrick Chamoiseau | 1er assistant réalisation: Cyril de Virginie | Image: Jacques Boumendil | Son: Patrick Valey, Jean-Paul Bernard | Perchman: Charles Ferré | Décors: Nikos Meletopoulos | Montage: Aïlo Auguste-Judith | Montage son: Emmanuel Soland | Mixage: Joël Rangon | Régisseur général: Anthony Crozet | Directeur de production: Olivier Flambeau | Production: Yasmina Hou-You-Fat, Kréol Productions

France, 2007, 35mm, 1.85, son Dolby Digital, 1h40

Guy Deslauriers, réalisateur du film Aliker

« "Aliker" illustre la naissance, en Martinique, d’une conscience politique dans un contexte marqué par les féodalités coloniales du début du 20ème siècle. Cette histoire d’André Aliker est aussi celle de l'apparition d’une presse indépendante et libre, soucieuse de justice et d’égalité. C’est aussi l’histoire d’un homme qui a payé de sa vie son intégrité face à une puissance sans limites.

L’Affaire Aliker est une histoire qui m’émeut beaucoup, car ce n’est pas seulement une histoire des nègres contre les békés ou vice versa. C’est aussi et surtout un récit moderne à travers la vie d’un journaliste intransigeant et soucieux d’aller jusqu’au bout de ses idées et de ses idéaux quel que soit le prix. Ce que je trouve intéressant, c’est que, me semble-t- il, cette histoire a aujourd’hui, de part ce qu’est la réalité du journalisme, plus d’écho qu’elle n’en avait hier. Et cet écho ira s’amplifiant.

Entre Patrick Chamoiseau et moi, il y a une grande complicité. Il est très ouvert et c’est quelqu’un avec qui il est très agréable de travailler. Ce n’est pas seulement un scénariste, puisqu’il s’implique à tous les niveaux de la production. Patrick est aussi un très grand ami… »

[ Né à Aubagne, dans le sud de la France, Guy Deslauriers, passionné de cinéma, effectue pendant ses études secondaires de nombreux stages de cinéma à Fort-de- France en Martinique. En 1982, il est stagiaire à la mise en scène de "Rue Cases Nègres" d'Euzhan Palcy. Installé à Paris en 1983, il est assistant-réalisateur jusqu'en 1988, date à laquelle il réalise son premier court métrage "Quiproquo". Depuis Guy Deslauriers a réalisé plusieurs documentaires pour la télévision dont "Edouard Glissant, portrait d'écrivain" diffusé sur France 3. "L'Exil du roi Béhanzin", son premier long métrage, a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux et a obtenu plusieurs prix. Son long-métrage "Passage du milieu" a été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux (Toronto, Sundace). Après Biguine, en 2004, Aliker est son quatrième long métrage. ]